La France, qui assure la présidence du G7 jusqu’à la fin de l’année, a fixé quatre priorités politiques. Parmi elles, “la résilience et la durabilité du secteur numérique”, qui englobent l’empreinte environnementale du secteur.
L’IA, qui consomme d’énormes quantités d’énergie, est notamment devenu un sujet de discussion de plus en plus brûlant en Europe. L’Agence européenne pour l’environnement a d’ailleurs averti au début du mois que “l’expansion rapide de l’IA représente un défi croissant pour atteindre la neutralité climatique”.
La prise en compte explicite de l’impact environnemental de la tech est toutefois “une ligne rouge pour les États-Unis”, a déclaré à la presse un représentant du ministère du Numérique sous couvert d’anonymat en raison du protocole français. Il a ajouté que la France respecterait les “lignes rouges de ses partenaires”.
Les questions environnementales ont été “les plus compliquées” à discuter parmi les pays du G7, a ajouté le même représentant. Ainsi, ce volet pourrait n’être endossé que par la “présidence du G7”, c’est-à-dire la France, et non l’ensemble des pays du groupement.
“C’est un recul par rapport aux ambitions initiales”, a reconnu le même représentant, ajoutant que la France “savait que ce serait compliqué” de mener ces échanges.
De manière plus générale, “discuter de la régulation des acteurs de l’industrie est quelque chose que les États-Unis ne sont pas prêts à faire”, a poursuivi le représentant du ministère français. Et d’ajouter : “En Europe, nous conclurons qu’une régulation est nécessaire, et nous ferons le pas supplémentaire que les États-Unis ne sont pas prêts à faire”.
La Maison-Blanche n’a pas répondu à la demande de commentaire de POLITICO.
POLITICO a précédemment rapporté que la France s’était également heurtée aux Etats-Unis dans les négociations relatives à la protection des enfants en ligne . Mercredi, des représentants français ont déclaré aux journalistes que des avancées satisfaisantes avaient été réalisées dans ce domaine. Ils espèrent ainsi pouvoir présenter une déclaration commune “qui reconnaît les différents types de risques” liés à l’utilisation de la technologie.

