L’urgence d’investir pour la santé des Français
Tensions géopolitiques et guerre des prix, perte de vitesse de nos essais cliniques, décrochage industriel, médicaments non remboursés ou non disponibles… Les Français expriment une réelle inquiétude pour l’avenir de leur santé. Ce qu’ils attendent, c’est une France qui les protège, qui les guérit, qui leur permet de vieillir mieux.
Pour cela, il est urgent de débloquer l’accès au progrès thérapeutique. L’inaction coûte plus cher à toute la société et la recapitalisation du médicament ne doit plus être un tabou : elle doit être posée dans l’espace public comme une question de société. Maintenant. Pas après les échéances politiques de 2027.
Si le prix du médicament revient régulièrement dans le débat médiatique, il est trop souvent prisonnier d’oppositions idéologiques, au lieu d’être abordé de façon pédagogique et pragmatique. Qui fait le lien entre le prix, la valeur apportée par le médicament dans la vie de chacun – efficience du système, population en meilleure santé, productivité et emploi – et le financement de la recherche en santé ? C’est là que se joue le choix collectif que nous devons assumer : investir ou ne pas investir dans le médicament ?
Chaque année, lors du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), le même scénario est rejoué : contenir la dépense à court terme et réduire le médicament à un simple levier budgétaire, sans mesurer les conséquences de long terme. La part du médicament remboursé est ainsi passée de 12 % des dépenses de santé à moins de 9 % en dix ans, tandis que la régulation s’est renforcée de façon disproportionnée. Cette logique fragilise durablement notre capacité à innover, produire et garantir un accès rapide et pérenne aux traitements pour les patients en France. Si la souveraineté sanitaire est une priorité, alors nous devons changer de logiciel. A l’heure où les équilibres mondiaux vacillent, faisons de 2026 une année de décisions fortes pour la santé des Français et le dynamisme économique.
La valeur invisible du médicament
La France a des atouts. Réjouissons-nous d’avoir une industrie du médicament moteur du dynamisme économique et industriel. Ses entreprises sont un pilier de l’économie française, avec plus de cent mille emplois qualifiés, des investissements de long terme dans la recherche et l’innovation, des sites de production répartis sur tout le territoire.
C’est pourquoi il faut très vite reconnecter les choix budgétaires publics avec la réalité scientifique, médicale et industrielle : déjà, des nouveaux traitements disponibles chez nos voisins européens mettent plus de temps à être accessibles aux Français (60 %, contre 89 % en Allemagne sur 3 ans). Des essais cliniques, pourtant porteurs d’espoir pour des malades, s’orientent aujourd’hui vers d’autres pays et les ruptures technologiques (MTI, thérapies ciblées, vaccins innovants) arrivent moins vite.
Dans un cadre perçu comme instable, les entreprises hésitent à s’engager durablement. Dans les territoires, ce sont des projets d’extension ou de modernisation de sites de production mis à risque. Ce sont des recrutements qualifiés qui pourraient être reportés, faute de visibilité à moyen terme. Ce sont des essais cliniques en moins, ce qui fragilise le dynamisme de la recherche et réduit les chances pour les patients.
Et la situation internationale bouleverse tout : nous évoluons dans un environnement où la compétition pour attirer la recherche, les essais cliniques, les investissements et les talents s’intensifie. D’autres pays ont fait le choix de considérer le médicament comme un investissement stratégique, au croisement de la santé publique, de l’innovation et des enjeux économiques. La France doit agir pour rester dans la course et adresser des signaux positifs à court terme aux acteurs du médicament.
En 2026, faisons des choix utiles
Dès aujourd’hui, nous pouvons préserver l’accès des patients aux médicaments et accélérer le progrès thérapeutique, dans un cadre exigeant, transparent et soutenable. Le médicament est un investissement : il permet, dans de nombreuses pathologies chroniques ou graves, d’éviter des hospitalisations, de maintenir les gens dans leur emploi, d’améliorer l’autonomie des patients et de transformer des maladies autrefois mortelles en maladies avec lesquelles on peut vivre. Ces avancées sont le fruit de décennies de recherche. Il faut créer les conditions pour qu’elles bénéficient pleinement à nos concitoyens. Le secteur du médicament demande de la stabilité, de la lisibilité et de la cohérence.
Pour être prêt face au vieillissement de la population, la transition épidémiologique, les progrès thérapeutiques majeurs et les tensions géopolitiques croissantes, le PLFSS doit devenir un outil stratégique, au service d’une vision de long terme. La France doit créer des conditions d’accès au marché pérennes pour l’arsenal thérapeutique dont notre système de santé a besoin, à la juste valeur et avec un financement soutenable.
Remettre à plat notre système de régulation et de financement du médicament est devenu nécessaire. Si le contexte parlementaire ne permet pas encore d’engager pleinement cette transformation, il ne doit pas pour autant freiner l’action. En adressant des signaux positifs à court terme, comme un moratoire sur les mécanismes de régulation les plus déstabilisants : dire stop aux baisses de prix délétères et à la clause de sauvegarde pour redonner immédiatement de la visibilité aux acteurs économiques et sécuriser les décisions d’investissement. Et en engageant dès aujourd’hui le dialogue sur une politique de santé pensée dans la durée, qui aborde la gouvernance pour piloter le médicament mais aussi la soutenabilité de notre système, la pertinence et l’efficience des parcours de soins. De ce dialogue dépend notre capacité à intégrer le progrès thérapeutique là où il crée de la valeur pour les patients et pour la collectivité.
C’est cette vision et cette volonté d’agir sans attendre, que nous portons notamment à travers la concertation sur l’avenir du médicament, dans un esprit de proposition auprès des pouvoirs publics. Parce que le médicament n’est pas un problème à contenir, mais un levier à organiser, au service de la santé des Français.
Disclaimer
LA PUBLICITÉ POLITIQUE
- Données de transparence publicitaire pour la campagne: Leem (Les Entreprises du Médicament)
- La publicité est liée à: des actions de plaidoyer en matière de politique de santé et de politique pharmaceutique.
Plus d’informations sur la publicité politique ici.

