Les pays baltes et nordiques, voisins de la Russie, estiment que l’argent devrait être remis immédiatement à l’Ukraine. Cette position est soutenue par la Pologne, la République tchèque et la plus haute diplomate de l’UE, l’ancienne Première ministre estonienne, Kaja Kallas.

“Je n’accepte pas l’argument selon lequel ce serait problématique d’un point de vue légal […] nous avons besoin de volonté politique pour le faire”, a considéré le ministre lituanien des Affaires étrangères, Kęstutis Budrys, lors d’un entretien avec POLITICO. Lui estime que les gouvernements européens réfractaires à cette idée “doivent produire des arguments plus solides pour expliquer pourquoi nous ne le faisons pas”.

Mais le camp adverse comprend les plus grands pays de l’UE — la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Eux craignent que confisquer ces fonds effraie les investisseurs internationaux et prive l’Union de son plus grand avantage dans les négociations de paix.

Lors d’une rencontre avec Trump dans le Bureau ovale lundi, Emmanuel Macron a insisté sur le fait que les alliés occidentaux pouvaient légalement utiliser les intérêts générés par les actifs pendant la guerre, mais il a insisté sur le fait qu’il serait illégal de saisir les réserves elles-mêmes. | Chip Somodevilla/Getty Images

“Si vous débloquez [les actifs] et les donnez à l’Ukraine, vous ne les avez plus et vous ne pouvez pas les utiliser comme monnaie d’échange”, pointe un diplomate européen du camp des réfractaires à qui, comme d’autres personnes citées dans cet article, l’anonymat a été accordé pour discuter de sujets sensibles.

Lors d’une rencontre avec Trump dans le Bureau ovale lundi, Emmanuel Macron a insisté sur le fait que les alliés occidentaux pouvaient légalement utiliser les intérêts générés par les actifs pendant la guerre, mais il a insisté sur le fait qu’il serait illégal de saisir les réserves elles-mêmes. Il a toutefois fait remarquer que leur gel constituait un levier important dans les discussions.

“Cela fait partie de la négociation à la fin de la guerre”, a souligné le président français.

Share.
Exit mobile version