Le gouvernement affirme que Kiev tente de déstabiliser l’économie en interrompant les livraisons de pétrole russe via l’oléoduc Droujba, tandis que l’Ukraine soutient que l’infrastructure n’est pas opérationnelle en raison des frappes de drones russes.
Les autorités hongroises ont également saisi un convoi transportant de l’argent liquide et de l’or d’une banque autrichienne à une banque ukrainienne à Kiev, de hauts responsables du gouvernement hongrois suggérant que les fonds auraient pu être utilisés pour financer la campagne de l’opposition contre Viktor Orbán.
L’Ukraine maintient que la saisie effectuée par les autorités hongroises est illégale et que l’argent liquide fait partie des transferts réguliers vers une banque détenue par l’Etat.
Il y a deux semaines, les autorités hongroises ont perquisitionné les domiciles de deux informaticiens travaillant pour Tisza, les accusant d’espionnage pour le compte de l’Ukraine.
Péter Magyar, qui nie toutes les accusations, affirme que Viktor Orbán, avec l’aide de la Russie, a utilisé le pouvoir de l’Etat pour miner Tisza de l’intérieur, quand des organisations internationales et locales relatent que Moscou a déployé des ressources pour influencer la campagne et maintenir le gouvernement en place.
“Nous avons des raisons de croire que les services de renseignement hongrois, en coopération avec les puissances de l’Est, ont déployé […] un logiciel espion de qualité militaire sur les systèmes et le réseau de Tisza”, a-t-il écrit sur X le 26 mars.

