Le traité révisé ouvre la voie à une plus grande intégration de l’économie mexicaine, fortement axée sur la production manufacturière, avec l’industrie européenne, en particulier dans le secteur automobile. Il ouvre également la voie à une augmentation des investissements européens au Mexique.

Pour ce dernier, il s’agirait d’un moyen de réduire sa dépendance écrasante à l’égard de l’économie américaine. Mais c’est cette même dépendance qui rend cet accord actualisé délicat.

“Les Etats-Unis sont une variable commerciale importante pour tous les pays, mais pour le Mexique, c’est un partenaire crucial”, pointe Renata Zilli, chercheuse au European Centre for International Political Economy, et basée à Mexico.

Renata Zilli rappelle qu’au cours des trois dernières décennies, le Mexique a renforcé son intégration dans la chaîne d’approvisionnement des Etats-Unis. Les entreprises américaines ont profité des salaires plus faibles pour ouvrir des usines au sud de la frontière, qui ont ensuite expédié vers les Etats-Unis toutes sortes de produits, des pièces détachées de voitures et d’avions aux grille-pains et aux réfrigérateurs.

Résultat, le pays affiche une croissance respectable et une économie plus industrialisée par rapport aux économies sud-américaines à forte intensité en matières premières. Mais cela a également rendu le Mexique de plus en plus dépendant des Etats-Unis.

Pour son second mandat, Donald Trump s’est montré encore plus hostile, menaçant d’intervenir militairement contre les cartels de la drogue au sud de la frontière, ce qui précipiterait une crise politique. La capture du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines a encore accru les tensions dans la région.

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