Jeudi, Marc Ferracci a rencontré ses homologues italien et espagnol en personne, et plusieurs autres en visioconférence, pour échanger sur le sujet. Dans une déclaration commune publiée plus tard dans la journée, ces trois pays, ainsi que la Belgique, le Luxembourg, la Roumanie et la Slovaquie, ont indiqué qu’ils feraient pression pour réformer le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (MACF) “dès que possible”, afin de protéger l’industrie sidérurgique du Vieux Continent.
Le gouvernement français souhaite notamment élargir le champ d’application de cette taxe carbone aux frontières, afin d’y inclure les produits finis et non plus seulement les matériaux, tels que l’acier, le fer et le ciment, comme c’est le cas actuellement.
Bruxelles avait proposé de reporter d’un an l’entrée en vigueur de plusieurs mesures comprise dans le MACF dans le cadre du paquet de simplification omnibus — une décision que Marc Ferracci a qualifiée de “décevante”.
Les sept pays souhaitent également que la Commission utilise de plus en plus son arsenal de défense commerciale pour protéger l’industrie européenne contre les importations massives d’acier asiatique.
L’Europe a déjà mis en place des quotas d’importation pour l’acier afin de protéger son industrie, mais Marc Ferracci a déclaré aux journalistes que ces quotas étaient “trop bas” à l’issue de la réunion de jeudi.
“Il y a trop d’acier, notamment venu de Chine, massivement subventionné, qui rentre en Europe”, a-t-il déclaré.
Ursula von der Leyen avancera sur cette question lors d’une réunion de dialogue stratégique, qui se tiendra le 4 mars, avec l’industrie sidérurgique.
Cet article a d’abord été publié par POLITICO en anglais et a été édité en français par Jean-Christophe Catalon.