“Je pars du principe qu’il n’y a pas d’étiquette politique dans mon travail et si demain Bruno Retailleau fait le même format, j’y serai”, réagit l’influenceuse Farah RK auprès de POLITICO.
Loin d’être convaincu, le Syndicat national des journalistes craint des dérives et la multiplication de ce genre de pratiques. “Ce qui est moins légitime, et plus inquiétant, c’est d’essayer de placer chaque journaliste dans un camp : celui des bons, ou celui des mauvais. Et de réserver certaines conférences de presse aux premiers”, écrit-il dans un communiqué. Il pointe aussi le manque de nuance de Jean-Luc Mélenchon dans les critiques formulées à l’encontre des journalistes.
Un positionnement que regrette Farah RK, qui a travaillé plusieurs années en radio. “On arrive à une époque où le paysage médiatique ne peut plus faire sans nous. Logiquement, on fait du travail complémentaire en donnant de la visibilité au travail des médias traditionnels via nos réseaux sociaux”, théorise-t-elle.
“Il y a une forme de solidarité des jeunes journalistes avec les créateurs, mais la génération du dessus semble nous craindre”, poursuit-elle.
Un statut à construire
Les créateurs de contenu — en quête de légitimité — voient donc une opportunité pour gagner en visibilité… et en reconnaissance.
“Dans les nouveaux médias, nous sommes très nombreux à ne pas avoir de carte de presse, à ne pas avoir d’argent. Que comptez-vous faire ?”, a questionné l’influenceuse Anna Baldy, lors de la conférence de presse. En réponse, Jean-Luc Mélenchon a évoqué l’idée d’ouvrir les aides à la presse aux créateurs de contenu d’information, tout en insistant sur la nécessité de fixer un cadre.

