Face au spectre d’une crise de la dette, Gabriel Attal, qui s’est entretenu mercredi avec plusieurs économistes (Xavier Jaravel, Natacha Valla ou encore Olivier Blanchard), a annoncé qu’il préparait “un plan de secours au cas où la situation se dégraderait à très court terme”.
Sans décliner l’ensemble de son plan d’économies, Gabriel Attal a évoqué ses principales pistes, dont une réforme des retraites, un serrage des dépenses sur la sphère sociale et sur les effectifs de l’administration grâce à l’intelligence artificielle. Le candidat va en outre dévoiler prochainement “une refonte globale de l’organisation des pouvoirs publics”, et compte réduire “d’une strate” le millefeuille administratif.
Interrogé par POLITICO sur le projet de loi de finances 2026, l’ex-ministre du budget ne s’est guère aventuré davantage, en attendant sa présentation par l’exécutif début octobre.
En revanche, Gabriel Attal s’est opposé à l’idée d’une baisse de la contribution française au budget de l’Union européenne. “Ça ne me satisfait pas”, a-t-il réagi. Toutefois, il s’est montré ouvert à ce que “éventuellement” les amendes payées par les géants du numérique puissent être redistribuées aux Etats membres.

