Ces résultats impliquent probablement de futures enquêtes sur la guerre en Iran, le fonctionnement du FBI et, bien sûr, les business de la famille Trump. Pour se faire une idée de leur magnitude sur le plan politique : c’est comme si vous aviez le scandale du Whitewater de Bill Clinton et la première procédure de destitution contre Donald Trump réunis, avec en prime l’affaire Iran-Contra pour pimenter le tout.
Quel sera l’impact de ces bouleversements politiques majeurs sur l’Europe ? Des prix de l’énergie à la guerre en Ukraine, l’avenir du continent dépend en grande partie de ce qui se passe à Washington. Voici cinq points à surveiller.
L’Europe risque de faire les frais de la frustration de Trump
Certains observateurs chevronnés estiment que cela n’est pas seulement possible, mais hautement probable. “Nous devons nous préparer non pas à des relations transatlantiques plus harmonieuses, mais à plus d’animosité et à encore davantage d’exigences de la part de Trump envers l’Europe”, a averti Wolfgang Ischinger, un diplomate allemand expérimenté qui a présidé pendant de longues années la Conférence de Munich sur la sécurité.
Les démocrates auront davantage d’occasions de s’opposer à Donald Trump via des procédures budgétaires et en se montrant plus fermes lors des auditions de contrôle et des enquêtes. Ils commenceront probablement aussi à imposer des conditions plus strictes aux projets de loi souhaités par la Maison-Blanche.
Mais le président américain dispose d’une marge de manœuvre constitutionnelle considérable en matière de politique étrangère, de diplomatie et de sécurité nationale — ainsi qu’en matière de politique commerciale. Et Donald Trump s’en est ouvertement emparé en recourant à des décrets et en mettant au point des stratégies juridiques inédites et controversées pour contourner le Congrès.
“[Trump] est à la tête des forces armées. Il a la main sur les droits de douane et les accords commerciaux. Il dispose d’une tribune influente. Même si les démocrates remportent les deux chambres, il peut opposer son veto aux projets de loi”, a énuméré Phil Gordon, ex-conseiller à la sécurité nationale de l’ancienne vice-présidente Kamala Harris, auprès de Brussels Playbook.

